Ayant obtenu une bourse pour intégrer une compagnie de théâtre, (l'Old Vic theater) il vient à Londres en s’engageant comme mousse sur un bateau, puis s'installe en 1948 en France. En 1951, à Pernand-Vergelesses ( Côte d'or), il épouse Catherine Dasté qu'il a connue à Londres. Elle est la petite-fille de Jacques Copeau et la fille de Jean Dasté, directeur de la Comédie de Saint-Étienne. Bien que s'y révélant excellent comédien, Graeme exerce de nombreux métiers, de la scène à la régie, il devient apiculteur, animateur pour enfants à l’hôpital, professeur d'anglais et de théâtre dans un internat à Dieulefit. Encouragé par ses amis stéphanois amateurs de blues et qu'il charme depuis des années par ses ballades anglaises, il monte à Paris au début des années soixante et chante dans des cabarets (notamment à La Contrescarpe). Les conditions sont dures mais il rode souvent ses chansons chez d'autres amis peintres ou sculpteurs à La Ruche (Montparnasse). Il est alors fidèlement accompagné par le guitariste stéphanois Genny Detto. Au centre américain de la rue Raspail, il retrouve bientôt deux musiciens de folk traditionnel, et le talent de Graeme finit par séduire Mouloudji qui le pousse à enregistrer un premier disque resté confidentiel : Le Trimardeur, en 1965. Premier contrat avec Philips, nouvel album en 1966. Cette fois, ça marche nettement mieux. On peut dorénavant dire que Graeme Allwright est le premier introducteur du folk américain ou anglo-saxon en France.[
Il a adapté plusieurs chansons de Léonard Cohen qu'il a contribué à faire découvrir par le public francophone (Suzanne, L'étranger, Demain sera bien, etc.), de Bob Dylan (Qui a tué Davy Moore ?), de Tom Paxton (Sacrée bouteille), de Pete Seeger (Jusqu'à la ceinture), ainsi que de Malvina Reynolds (Petites boîtes). Ses « classiques » (Petit garçon, qui est une adaptation en français de la chanson Old Toy Trains de Roger Miller, Il faut que je m'en aille (Les Retrouvailles), etc.) sont connus de plusieurs générations même si le nom de leur auteur est souvent ignoré. Politiquement engagé, il écrit ou adapte de nombreux textes de protest-song (le Jour de clarté qu'il refuse depuis de nombreuses années de chanter sur scène, croyant plus maintenant à un changement du monde par un travail de chacun sur la conscience que par un mouvement révolutionnaire classique ; la Ligne Hollworth, Jusqu'à la ceinture, etc.). Son œuvre et sa pensée sont fortement imprégnées de la philosophie du penseur indien Sri Aurobindo, par exemple dans la chanson Lumière. Il fait de fréquents séjours à Auroville, même s'il considère que le saut des consciences peut se faire partout et chez tous. Refusant la relation artiste/fan classique malgré son succès dans les années 1970, il mène une carrière en marge des médias (dont les directions le censurent[réf. nécessaire] depuis le soutien qu'il a apporté aux agriculteurs du Larzac contre l'extension du camp militaire). Il alterne enregistrement de disques, tournées et longs séjours à l'étranger.
Nouvelle aventure artistique en 1980. Graeme chante avec Maxime Le Forestier. Le bénéfice des concerts et du double album est entièrement reversé à l'association Partage pour les enfants du Tiers monde, fondée par Pierre Marchand, que Graeme Allwright a longtemps soutenue. Dans les années 2000 il ajoute le jazz, passion de son adolescence, à son répertoire (album Tant de joies avec le Glenn Ferris Quartet). En 2005, il replonge à sa source en effectuant une tournée en Nouvelle-Zélande, son pays d'origine où il était totalement inconnu. Il offre régulièrement « dans les p’tits patelins » de chaleureux concerts, au cours desquels, en toute simplicité et dans une intense empathie, il communique sa quête « d'une étoile qu'il n'a jamais vraiment nommée ».
Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence
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